__"Qu'est-ce
qui se passe Noda ? Tu es nerveux ? Ne t'inquiète pas l'audience
sera rapide, essaya de me rassurer Teo McDohl, mon père.
Reste juste comme tu es. L'Empereur est quelqu'un de sévère,
mais il n'y a rien à craindre." Il me donna une bonne tape sur
l'épaule, ce qui dans un premier temps, me donna l'impression de
m'enfoncer encore plus dans le sol. Puis, en regardant son sourire
serein, j'éprouvai soudain une grande fierté de me trouver là,
aujourd'hui, aux côtés de mon père, pour une audience avec
l'Empereur, ma première audience... avec le dirigeant de l'Empire
de la Lune Ecarlate.
__Une servante interrompit ce moment
privilégié entre père et fils qui se faisait souvent rare en
situation de guerre. "Maître Teo, Maître Noda. L'Empereur va
vous recevoir. Par ici, s'il vous plaît.", dit-elle avec un
geste gracieux, désignant le hall du château, et en inclinant
légèrement la tête. Nous sortîmes de la salle dans laquelle on nous
avait fait attendre, pour suivre la jeune et gracieuse servante. Je
la regardai marcher devant moi. Et pour la première fois je
remarquai la splendeur du palais dans lequel nous étions. Loin de
moi l'idée d'attribuer ce regain de curiosité à la servante. A
présent je me sentais détendu; mon père savait s'y prendre pour
motiver ses troupes et ça ne manquait pas de marcher sur moi. Mon
père était vraiment un grand général.
__Je marchai en regardant mon reflet
sur le carrelage du hall quand on annonça notre arrivée. "Teo
McDohl, Général de l'Armée Impériale et son fils Noda McDohl, pour
leur audience avec l'Empereur.", déclara-t-on. Mon père pénétra
dans la salle du trône sans la moindre hésitation. Je lui emboîtai
le pas sur-le-champ. Je sentais monter en moi une pointe de
nervosité, grandissante à chaque pas que je faisais sur le tapis
rouge déroulé sous nos pieds. L'atmosphère était austère, et la
présence de soldats en armure, qui entouraient notre allée,
n'arrangeait pas la situation. Arrivé devant l'Empereur, je fus
agréablement surpris par la présence de la seule femme de la salle.
Je ne l'avais jamais vu auparavant. Mais cela importait peu; à sa
seule vue mon enthousiasme avait pris le dessus sur mon
anxiété.
__Je regardai par
la suite, l'Empereur Barbarosa. Je l'avais déjà aperçu lors de
défilés ou de marches militaires mais pas d'assez près pour voir
les caractéristiques détaillées de son visage. Père avait raison.
Je pouvais lire la sévérité de l'homme sur son visage et son regard
perçant me donna quelques frissons. Le plus étonnant chez cet homme
fut la façon dont il s'adressa à mon père lors de cette audience.
"
Bonjour, Teo. Comment vont les affaires ?
- Beaucoup mieux qu'elles ne l'étaient lorsque nous combattions
ensemble à la Guerre de Succession, Votre Altesse.", répondit
Père sur un ton que je ne connaissais pas. Bien que cette réponse
ait pu uniquement présenter un caractère nostalgique, je percevais
autre chose sans pour autant réussir à la décrire. Barbarosa se
tourna vers la jeune femme avec un air réjoui, semblerait-il.
"
Impressionnant ! N'es-tu pas d'accord, Windy ?
- En effet. Cela est digne d'un Grand Général.", répondit-elle
après s'être avancée de quelques pas. Je pouvais clairement la
distinguer maintenant. Elle s'appelait donc Windy. Je trouvais que
ce nom résonnait avec sa beauté, cependant quelque chose me gênait
dans sa propre façon d'être. Je me demandais également quel rôle
pouvait-elle tenir au palais. Je fus sorti de mes pensées lorsque
l'Empereur reprit parole. Cette fois-ci, il s'adressa à mon père,
il semblait très sérieux et soucieux. "
Teo, je suis sûr que tu
es au courant d'une activité anormale dans le nord. Serais-tu prêt
à te rendre là-bas afin de protéger la frontière ?
- Nos discussions avec les United City-States de Jowstone étant
complexes, s'exprima le ministre – qui jusqu’à
présent se tenait en retrait et que, cela va sans dire, je
n’avais pas remarqué –,
je pense qu'avec le général
McDohl comme représentant, nous pouvons être rassurés.
- Ma bien-aimée lame, Prakk, m'a porté chance dans d'innombrables
occasions, déclara Barbarosa en désignant l’arme à son
ceinturon.
J'aimerais que tu l'es. Prends là avec toi.",
dit-il en la détachant. Après une brève hésitation, mon père
s’avança vers l’Empereur et s’empara de
l’épée qu’il lui tendait. Il la souleva, la soupesa, la
testa et la rangea enfin dans son fourreau – bien sûr tout
cela sans trop de difficulté. Pour moi, elle semblait plus
qu’une épée. Sans doute parce qu’elle portait un nom ?
Prakk… Mais aussi, parce qu’elle semblait beaucoup
plus lourde que la normale. Ma fierté pour mon père, quant à elle,
s’en voyait renforcer. Apparemment, mon père en était
amplement satisfait. "
Je vous remercie, votre Altesse. Moi, Teo,
je jure que je ne vous décevrai pas.
- Tu as ma bénédiction. Bonne chance, Teo.", ainsi Barbarosa
finit-il la conversation avec son général de l’Armée
Impériale. Moi qui, jusqu’à présent, me demandais pourquoi
m’avait-on convié à cette audience, j’allais enfin
connaitre la réponse que j’attendais, même si ce
n’était pas celle que j’espérais... L’Empereur se
tourna cette fois-ci vers moi. "
Alors, tu es le fils de Teo,
Noda. Une petite mine impressionnante. Ecoute, Noda. Serais-tu prêt
à donner un coup de main à l'empire pendant que ton père protège
les frontières du nord ?
- Oui, votre Altesse, répondis-je sans vraiment
réfléchir.
-
Tu ressembles déjà à ton père. Il me tarde de te voir devenir
un homme.
- Je vous remercie de votre gentillesse, Votre Altesse , dit
mon père.
-
Le commandant Kraze de la Garde Impériale sera le superviseur
de Maître Noda, rajouta le ministre.
-
Quel attirant jeune homme tu es. Bonne chance à toi,
Noda.", me susurra Windy. J’en rougis tellement que les
mots me manquèrent. Je fus sauvé par mon père qui décida de prendre
congé de l’assemblée. "
Nous devrions y aller, Votre
Altesse.
- Je compte sur toi, Teo. Et Noda, j'espère que tes performances
surpasserons celles de ton père", ces derniers mots clôturèrent
la séance. Mon père et moi firent donc demi-tour. Dès notre sortie
de la salle du trône mon père se contenta d’un
"
Allons-y". Il semblait pressé de me faire rencontrer le
commandant Kraze ou était-ce autre chose… ?
__Nous nous situions à l’étage.
Mon père prit la direction des escaliers que nous avions pris à
l’aller. Le bureau du commandant Kraze se trouvait donc au
rez-de-chaussée. Toujours obnubilé par la contemplation de mon
reflet sur le sol, je ne vis pas tout de suite l’homme qui
travaillait dans le bureau, juxtaposé à la salle dans laquelle nous
avions attendu l’audience. Mon père entra dans la pièce, qui
était ouverte, pour le saluer. C’était Kasim Hazil, un des
cinq Grands Généraux et le plus vieil ami à mon père. "
Ah, Teo.
Il semblerait que tu ais donné naissance à un beau garçon. Je
t’envie, avoua-t-il à mon père avec une pointe de
tristesse.
-
Tu m’embarrasses Kasim.
- C’est mon tour, non ? Je suis Kasim Hazil, l’un des
cinq Grands Généraux, j’ai assez attendu", maugréa-t-il.
Mon père réprima son envie de rire et laissa juste échapper un
sourire en coin. Il s’excusa, lui expliquant les nouvelles
fonctions qui m’attendaient et ainsi l’inéluctable
visite chez le commandant de la Garde Impériale. Il me félicita et
nous partîmes.
__Le bureau du
commandant n’était pas très dur à repérer. Il était derrière
la première porte à gauche après la descente des escaliers. Je me
retrouvai nez-à-nez devant cette porte en moins de temps que je ne
l’imaginai. Mon cœur battait à tout rompre. Comment
était ce Kraze ? Et comment allait-il me recevoir ? Etait-il aussi
sévère que son supérieur, l’Empereur ? Mon père me tira
soudain de ma torpeur. "
Voici le bureau de Kraze, me dit-il. Tu
seras sous ses ordres à partir de demain. Entre et
présente-toi. " Je déglutis un bon coup, pris mon courage à
deux mains et frappai à la porte. Aucune réponse. J’osai
alors entrouvrir la porte. Il était bien là. Assis devant son
bureau le nez dans les papiers. Trop pris dans son travail, il ne
m’avait sans doute pas entendu frapper. Je m’avançai
jusqu’à devant son bureau. Il mit quelques minutes avant de
remarquer ma présence. Il me toisa de haut en bas, en long, en
large et en travers et daigna enfin m’adresser la parole.
"Ah. Alors c’est toi le rejeton de Teo ? Quel est ton nom ?
Noda ? Je me fiche pas mal que tu sois le fils d’un Grand
Général. Ici, tu n’auras pas de traitement de faveur, compris
? Maintenant, rentre chez toi. Ton travail commence demain.
Présente-toi ici à la première heure demain matin." Son petit
monologue terminé, il replongea dans ses papiers. Je fis demi-tour
et me dirigea vers la sortie raide comme un piquet. Dehors, je
sentis une nouvelle tape sur l’épaule. "Tu t’es
présenté ? Je dois admettre que je suis vraiment surpris que tu ais
été assigné à une telle mauviette, mais… Bon, rentrons.
Gremio doit être mort d’inquiétude." Gremio ? Je n’en
doute pas. Je crois que de nous deux c’est lui qui était le
plus nerveux pour cette audience… même s’il
m’attendait sagement à la maison. C’est du Gremio tout
craché !
__Père et moi nous dirigeâmes vers la
sortie. Une conversation entre deux servantes m’interpella.
Je m’approchai de quelques pas discrets et tendis
l’oreille. Je trouvai enfin la réponse à la question que je
me posais depuis un moment. "
…Dame Windy, la nouvelle
Mage de la Cour, ressemble fortement à feu Dame
Claudia…" Dame Windy ? Elle était donc de la haute
société, et la Mage de la Cour qui plus est. En y repensant bien,
elle n’avait rien d’un chevalier et si elle avait été
proche intimement avec l’Empereur, ça se serait su. Je me
demande quelle est l’entendu de ses pouvoirs. Les mages sont
bien connus pour leurs vastes connaissances en matière de pouvoir
runique. Toutefois, Dame Claudia était une puissante mage. Dame
Windy pourrait-elle l’égaler un jour…
__Perdu de nouveau dans mes pensées,
j’avais suivi mon père machinalement et nous avions déjà
passé le pont-levis qui relié la ville de Gregminster à son
château, en passant par les jardins et les écuries. En parlant
d’écuries, lors de notre allée au château, j’avais
entendu un étonnant cri qui en provenait… Je regarderais
plus tard de quoi il en retourne, après tout, travaillant sous les
ordres de
Kraze, je pouvais aller et venir comme il me
plaisait dans les allées du château.
__Notre maison n’était pas
d’une complexité à trouver. En sortant du pont-levis
c’était la première à gauche – ou la première au fond à
droite si on partait de l’entrée de la ville. A peine la
craquelure de la porte d’entrée, due à son ouverture, se fit
entendre, une déferlante de pas pressants se précipita en notre
direction. "
Bon retour à la maison, jeune Maître !", cria un
blondinet en ouvrant brusquement la porte qui donnait sur le
couloir. C’était Gremio. "
Comment cela s’est passé ?
Etiez-vous nerveux devant l’Empereur ? J’étais très
inquiet. Mais je pense que tout s’est bien déroulé,
n’est-ce pas ?
- Tu ne devrais pas t’inquiéter autant, Gremio, dit mon
père en souriant.
-
Oh ! Maître Teo… je ne vous avais pas du tout
remarqué, répondit Gremio avec toute son innocence
habituelle.
-
Tu ne m’avais pas remarqué ? Le sourire de mon père
laissa place à un air ahuri.
Ça fait mal… Le seul à qui
tu sembles prêter attention est Noda.
- Désolé, Maître Teo. Au fait, jeune Maître, Ted est là pour vous
féliciter. " Un bref silence suivit cette annonce. Je vis le
visage de Gremio se décomposer. "
Oh mon Dieu ! Le ragoût ! Le
ragoût !", s’esclaffa-t-il en courant vers sa cuisine. Je
ne savais jamais si cela était volontaire ou non, mais Gremio avait
l’art et la manière de changer de sujets à tout moment, sauf
bien sûr quand il était question de moi… J’entendis la
porte d’entrée se fermer. Mon père venait de sortir. Il
allait sans doute rejoindre Dame Sonya Shulen… Quand
s’avoueront-ils enfin leurs sentiments ?
__Me retrouvant
seul, je décidai de faire un tour de la maisonnée. Direction
chambre de Cleo. A peine posai-je un pied dans sa chambre
qu’elle me hurla dessus. "
Jeune Maître, combien de fois
dois-je vous le dire ? S’il vous plaît frapper avant
d’entrer dans la chambre d’une dame." Une dame ?
J’esquissai un sourire. "
Enfin, je suppose que je peux
vous pardonner bien que ça soit ma chambre, se reprit-elle.
Alors, comment était votre audience avec l’Empereur ?
Étiez-vous nerveux ?" Je lui avouai que j’avais eu
quelques instants qu’anxiété, je m’excusai de mon
irruption dans sa chambre et je sortis. Ensuite, je voulu rendre
visite à Pahn, mais il dormait… Qu’est-ce qu’il
m’empêchait de le réveiller ? J’écopai d’un
violent "
Merde, mais qu’est-ce que…"
J’avoue je l’avais réveillé un petit peu
brutalement… "
Oh, c’est vous, jeune Maître. Déjà
rentré ? J’attendais le dîner et je me suis endormi. Au fait,
comment s’est passée votre audience avec l’Empereur
? " A ma vue, sa voix s’était posée. Pahn me témoignait
un profond respect. J’étais le fils d’un Grand Général
après tout… Mais laissant quelques fiertés mal placées de
côté, je lui assurai que tout c’était bien passé et que
j’allais voir Gremio pour savoir où en était le repas. Je
quittai la chambre et le laissai se reposer. Maintenant, direction
cuisine ! Gremio était tellement pris par son ragoût qu’il ne
m’entendit pas rentrer dans SA cuisine. Je l’écoutai
marmonner : "
J’ai du pain sur la planche maintenant.
C’est l’étape la plus importante lorsqu’on fait
un ragoût", tout en m’approchant lentement de son dos
et… le point faible de Gremio : les chatouillements.
"
Qu’est-ce… arrêtez, s’il vous plaît. Hé hé.
Ha ha. Jeune Maître ! Ha ha… arrêtez ! Je vous en prie !
" J’aimais beaucoup entendre rire Gremio comme une fille. Et
puis, je pense que parfois, il aurait bien besoin de se détendre.
Je lui avouai que Pahn et moi attendions avec impatience son ragoût
; ce qui eu pour effet d’amplifier son énergie à la tâche. Il
me pria de bien vouloir le laisser seul un moment ; son ragoût
étant bientôt prêt. Je sortis de la cuisine et pris la direction de
l’étage. Je n’avais pas encore trouvé Ted. Il ne
pouvait qu’être en haut. Je montai les escaliers en courant
et arrivé à l’étage je vis Ted accourir vers moi. Il
semblerait que ça soit une manie dans cette maison. "
J’ai
entendu la nouvelle Noda ! s’exclama-t-il.
Tu as
rencontré l’Empereur, n’est-ce pas ? Dis-moi tout.
S’il te plaît. Allons discuter dans ta chambre, okay ?
Dis-moi tout sur l’Empereur, tout de suite !" Il semblait
tellement excitait que je ne pouvais lui dire non.
J’acquiesçai donc et nous partîmes pour ma chambre.
__Nous nous installâmes tranquillement
sur mon lit et Ted reprit la parole. "
Laisse-moi te suivre
s’il te plaît. Je dois tant à Maître Teo, qui m’a
adopté lorsque j’étais orphelin, et je lui suis redevable, tu
comprends ?
- Bien sûr !
- Génial ! Je savais que tu étais un bon ami. Passons à quelque
chose de plus important. Quel type de personne était
l’Empereur ? Et parle-moi de Windy, la Mage de la Cour.
Etait-elle belle ? Allez, raconte-moi tout." Je ne pouvais me
taire devant autant d’enthousiasme. Je pris une grande
inspiration et je lui racontai du tout au tout. "
Je vois",
fut la première chose qui sortit de sa bouche après m’avoir
longuement écouté. "
Je suis sûr que j’aimerais voir Windy
en personne." Il marqua une pause. Comme s’il hésitait à
me parler de quelque chose. "
Dis Noda, je ne sais vraiment pas
comment te dire ça, mais… euh… en fait, Noda, il y a
quelque chose dont je voudrais te parler. Sais-tu garder un secret
? Peux-tu me promettre de ne dire à personne ce que je vais te
raconter ?" Je n’eus pas le temps de lui répondre, Gremio
annonçait le repas. "
Jeune Maître ! Ted ! Le dîner est servi
!
- Ah ! C’est l’heure de manger. Allons-y Noda. Nous en
reparlerons une autre fois", déclara-t-il avec sourire. Je ne
savais que trop penser de sa réaction. Etait-il à ce point
important ce secret ? Que me cachait Ted ? En tout cas, merci
Gremio, toujours le bon timing ! Pour ce soir, Ted n’en
dirait pas plus. Nous rejoignîmes donc la salle à manger, dans
laquelle le fameux ragoût de Gremio attendait.
__Quand tout le monde fut à table et
les assiettes peines, Père prit la parole. "
Est-ce que les
verres sont remplis ?" demanda-t-il. Son regard fit le tour de
la table et lorsqu’il fut satisfait de ce qu’il voyait,
il poursuivit son discours. "
Attention, tout le monde. Demain
matin, je dois partir pour le nord. Noda sera responsable de la
maisonnée en mon absence. J’aimerais que vous tous lui
apportiez votre plein soutient." Il se tourna vers notre Maître
du ragoût. "
Gremio, l’appela-t-il.
-
Oui… monsieur, bégaya ce dernier.
-
Tu as pris soin de Noda depuis qu’il est un bébé. Merci
pour tes efforts. Il est devenu un beau jeune homme. Je t’en
suis reconnaissant.
- Mais Monsieur, je…, c’est mon travail, et aussi,
servir le jeune maitre est un réel plaisir pour moi…
- Je suis content d’entendre ça. J’espère que tu
continueras à garder un œil sur lui." Il leva son verra
et inclina légèrement la tête pour lui montrer sa gratitude. Puis
il se tourna vers ses chevaliers. "
Cleo, Pahn, je compte sur
vous deux aussi bien pour l’aider que pour le protéger.
- Oui, Maître Teo, assura Cleo.
-
Bien sûr, Monsieur. Vous pouvez compter sur nous", rajouta
Pahn. Père effectua de nouveau le même rituel pour ses deux braves
chevaliers et se tourna enfin vers son fils adoptif. "
Et Ted,
j’espère que tu seras toujours là pour Noda en tant
qu’ami.
- Je le serais même si vous y êtes contre, Monsieur. Pas vrai, Noda
?", répondit-il gaiment. J’acquiesçai promptement. Mon
père semblait ravi des réponses qu’on lui avait apporté.
"
Assez parlé, ordonna-t-il.
Mangeons avant que la
nourriture ne refroidisse. Levons nos verres. A mon fils, à
l’Empire." Tout le monde leva son verre dans cette
atmosphère familiale, apte à la fête. Le repas terminé et les
discutions closes, tout le monde regagna sa chambre. Nous ne
savions pas encore ce que le destin nous réservait.
► Cartes reliées au chapitre :
Gregminster
► Personnages reliés au chapitre : Barbarosa, Cleo, Gremio,
Hasim Kazil, Hero, Kraze, Pahn, Sonya Shulen, Ted, Teo, Windy
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